Contexte et justification

Le Cameroun est engagé dans la contribution à la résolution des problèmes influant sur les questions de changements climatiques. En 2009, le Chef de l'Etat a créé l'Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC).

Un organe chargé d'établir les indicateurs climatiques pertinents pour le suivi de la politique environnementale, de mener des analyses prospectives visant à proposer une vision sur l'évolution du climat, de fournir des données météorologiques et climatologiques à tous les secteurs de l'activité humaine concernés et de dresser le bilan climatique annuel du pays.

Deux semaines avant la COP 21, la Direction de cet organe a été mise en place. Par ailleurs, le parlement camerounais adopte le 18 juin 2016 la loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord de Paris sur le climat, accord qui permet entre autre de limiter le réchauffement climatique à moins de 2%.

Cependant, les communes camerounaises sont à la traine et l’on dénote dans la Commune de Yaoundé 4ème une absence d’outils de planification efficace et de plans d'action (Plan d’Action en faveur d’un Accès à une Energie Durable et du Climat) en matière d'énergie durable, d’efficacité énergétique, de développement local à faibles émissions de gaz à effet de serre, d’urbanisme et de résilience climatique.

Par exemple, le plastique au Cameroun ne répond à aucun protocole standard, raison pour laquelle, les villes camerounaises sont submergées en général de près de 10 fois plus de plastiques que le nombre d’habitants.

La Commune d’Arrondissement de Yaoundé 4ème compte environ 65 quartiers et villages qui subissent les faits suivants: l’insalubrité des quartiers, la faible participation des citoyens à la définition et à la gestion des politiques locales de développement durable et de planification en faveur de l’accès à une énergie durable et à la résilience climatique.

La présente action vise un objectif global qui sera atteint à partir de trois objectifs spécifiques. A chaque objectif spécifique correspond un ou plusieurs résultats principal (aux). Elle se positionne comme une facilité d’actions collectives pour l’accès des jeunes et des femmes aux services sociaux de base et le renforcement :

  • des compétences de la Commune en matière de lutte contre les changements climatiques et la promotion du développement durable ;

  • des leviers que constituent la concertation, le partenariat, la participation active ;

  • du contrôle citoyen de l’action publique locale.

La zone d’intervention retenue par cette proposition connaît une crise de la participation citoyenne en particulier celle des femmes et des jeunes.

Face à une crise économique sans précédent, avec des acteurs institutionnels et associatifs ne maîtrisant pas les données sur leur contexte, agissant rarement en partenariat et sans ressources appropriées pour la prise en compte des problématiques énergétiques ou environnementales, qui sont toujours considérées comme « l’affaire des gouvernants et de la communauté internationale ».

De plus, le processus de décentralisation engagé ne s’accompagne pas suffisamment de stratégie de gouvernance ouverte, d’éducation citoyenne et de concertation mufti-acteur pouvant progressivement améliorer le réflexe citoyen de la participation, auprès des groupes défavorisés.

Face à l’impuissance des administrations locales chargées de la gestion des affaires publiques, il s’impose – si on ne veut pas subir avec passivité une dégradation croissante de notre environnement et des effets sur le climat, d’engager des actions à la base, portées par les jeunes et les femmes concernés eux-mêmes, mais appuyées par des organisations locales et dans le cadre de l’intercommunalité

La réussite de ce défi pourra être un déclencheur pour une action de plus grande envergure pour tout le pays.

Cette action se positionne comme une facilité d’actions collectives pour l’accès des jeunes et des femmes aux services sociaux de base et le renforcement :

  • Des compétences de la Commune en matière de lutte contre les changements climatiques et la promotion du développement durable ;

  • Du contrôle citoyen de l’action publique locale ;

  • La relance du Budget Participatif à Yaoundé 4 (BP) ;

  • La protection et l’assainissement de l’environnement ;

  • La collecte, le tri et la transformation des déchets plastique en matériaux utiles de travaux publics ;

  • Le compostage et la transformation des déchets organiques ou ménagers et industriels ;

  • L’atténuation des gaz à effet de serre dans l’arrondissement ;

  • L’adaptation de nouvelles approches d’assainissement et de protection de l’environnement et d’utilisation des sources d’énergie mécanique, électrique, et aux changements climatiques, etc.  ;

  • L’accès à l’énergie durable ou renouvelable par la production de la micro-hydroélectricité et au biogaz.

Copyright © PACAEDC Février 2018
Powered by Lux Web Services